
Jacques et Mylène est aussi une pièce pédagogique, où l’on apprend à faire un budget avant de se mettre en ménage, à soigner un phlegmon gingival ou à valider sa carte orange avant de se suicider...
Jacques et Mylène, pour le plus grand plaisir de tous, est une pièce qui se finit bien.
Jacques et Mylène a été écrit en 1999 par Gabor Rassov, pour 7 personnages.
Ingrid et Philippe ont choisi de tous les interpréter ! Pas mal, non ?
Elle fera les femmes, lui fera les hommes. Quoique.
Extrait du texte de Gabor (c’est dans la 2e partie, et ça commence à se compliquer...)
« – Oh, Jacques, tu es revenu !
– N'espère pas en vain, Mylène, je ne suis revenu que pour chercher ma carte orange. J'ai besoin pour aller m'immoler de prendre le métro et, tout désespéré que je suis, je ne vois pas pourquoi j'achèterais un ticket à l'unité alors que mon coupon mensuel est encore valable. Déjà que je vais me suicider avant qu'il soit totalement périmé...
– Mais Jacques ! Qu'a-t-il bien pu se passer pour que tu veuilles t'immoler, toi qui hier encore te proclamais le plus heureux des hommes ?
– La matinée n'a pas été avare en évènements inattendus et ceux-ci m'ont révélé à moi-même la vraie nature de mon caractère. À vrai dire, c'est assez ardu à résumer... Peut-être que Mylène le ferait mieux que moi....
– Et bien voilà : à peine Jacques était-il parti ce matin pour soigner monsieur Deboeucq, Dieu ait son âme, qu'Etienne surgit ici même, oui, Etienne, vivant ! Cela ne dura guère et il est à nouveau mort à l'heure qu'il est, mais entre-temps il s'est transformé en Etienna ! Etienna, celle-là même qui tua l'oncle Robert ! Etienna dont Jacques tomba éperdument amoureux !
– Jamais vérité n'a paru plus claire ! J'ai été amoureux d'Etienna, c'est cela que je refuse de me pardonner. [...] »
texte : Gabor Rassov
mis en scène : Benoît Lambert
interprétation : Philippe Nicolle et Ingrid Strelkoff
scénographie et direction technique : Alexandre Diaz et Michel Mugnier
costumes : Violaine L. Chartier
son : Anthony Dascola



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